Une somme d'endroits comme autant d'impressions
Au loin
Finesses architecturales de la gare
Cathédrale du Dieu ailleurs
Dentelles de pierre et de verre
Méandres
Ornements gratuits
Grâcieux
Drapages fins
Fragiles
Voies caracolant vers les extérieurs
Quais fins et élancés
Prolongements infinis
Espaces hors du temps
Invites à tous les départs
Lieux d'envol horizontal
Liants secrêts des pensées et des incarnations
Débuts des possibles
Fin des inéluctables
Tremplin vers l'ailleurs même sans billet ni moindre mouvement
Juste celui de la pensée
Ici libérée
Enfin détachée de ce qui n'est qu'alentour
Plus vaste encore
Sans répit ni dépit
Porte ouverte
Endroits venteux de séparation
Retrouvailles éperdues
Nez au soleil levant
Promesse
Perte sommaire
Promesse
Rien à y perdre
Promesse
Dérapage hors du tout
Au dessus
Juste au dessus
Bientôt les perspectives du voyage seront couvertes
Le concret de l'abstraction
Angle Edmond Flamand, Vincent Auriol
bientôt plus qu'un reflet sur de l'en devenir. Pour l'instant vide de tout, et pour longtemps
Les façades condamnées des rues Fulton (1) Edmond Flamand(1)(2)
Ses perspectives en disparaître
Choses Ni vieilles ni neuves, en un étrange déséquilibre
Là au bout de la rue Fulton, où on ne casse pas, on case, on emplit, on bourre
Une cour de brique mais aussi bientôt de broc
Dont l'autre face regarde cette impalpable avenue Aux vis à vis guère moins bizarres
Lieux oubliés, infiniment précieux où construira du carré, du rempli
Un des derniers coeurs de cette avenue qu'on éradique, digne des grands moulins, de l'ancienne rue Watt, trop modeste, lui ne sera pas épargné
Quelques fortins de la beauté lépreuse, probablement visibles bien peu encore
UN AN APRES (sept03)